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dimanche 12 mai 2013

Tea time in Darjeeling

Tout comme les colons britanniques en leur temps, nous quittons les grandes chaleurs du centre du pays et nous nous dirigeons vers la station montagnarde de Darjeeling située à 2100m d'altitude. Petite pause (transfert train) de 6h à Allahabad, l'une des plus vieilles villes d'Inde. C'est aussi une ville très touristique mais moins pour nous occidentaux. Cela concerne les hindous car, ici, les 2 fleuves les plus sacrés (le Gange et la Yamuna) plus un cours d'eau imaginaire et souterrain (le Saraswati) se rencontrent et ça donne un endroit super sacré. Tous les 12 ans s'y déroule une méga party : la kumbh mela qui regroupe 70 millions de pèlerins en 3 semaines !


Revenons à nos moutons, nous voici donc à Darjeeling, quel drôle de nom pourquoi pas libellule ou papillon. Rien à voir avec darling, c'est du tibétain qui se traduit par le lieu de la foudre. Et, en effet nous verrons de la foudre. Ici, le climat est, à cette époque : humide mais pas froid, d'où les orages et la foudre. Les nuages sont souvent au rendez vous et il faut se lever de bonne heure pour espérer voir les hautes montagnes environnantes. En 6 nuits à Darjeeling, cela nous est arrivé une seule fois. On a du bol, les darjeelingeois (?) ne les avaient pas vu depuis 20 jours.

vue sur le Khangchendzonga depuis Darjeeling

C'est comme vous le savez surement, une région spécialisée dans le thé. Les plantations de thé à flanc de colline sont impressionnantes.
Nous visitions une fabrique de thé. En gros, pour le thé noir : les feuilles sont séchées à l'air froid puis chaud, oxygénées et cuites. On a l'impression d'être dans la théière, l'odeur est très forte.

c'est un grand thé

boutique de thé

cueilleuses de thé

Nous visitons également un joli temple mi-bouddhique mi-hindou situé sur la plus haute colline de la ville, le zoo avec ses animaux himalayens et un musée dédié à la conquête de l'Everest.

temple hindou-boudhique sur les hauteurs de Darjeeling
le superbe panda roux, une vrai peluche

l'ours noir qui nous a bien fait rire, il n'a pas l'air très intelligent
on a retrouvé Diabolo des fous du volant !
au pays des sherpas

Nous profitons des montagnes environnantes pour trekker sur 3 jours dans le parc national Singalila. Le sentier serpente entre les frontières indo-népalaises. On est content, tout compte fait on aura quand même était un peu au Népal. Le matin du 2ème jour, le ciel est assez dégagé pour qu'on puisse contempler le Khangchendzonga, 3ème sommet le plus haut du monde qui culmine à 8598m.

mur de prière népalais


lever du soleil sur la chaine himalayenne, profitons en, dans 20 minutes, on ne verra plus rien !

et Henri a planté son drapeau !

le petit village népalais de Tumla



croisement de yak et vache


 Ensuite, nous nous dirigeons vers le Sikkim voisin. Cet état indien coincé entre le Bhoutan, le Népal et la Chine est créé en 1975, suite à un mouvement populaire qui renverse le dernier roi Choygal. La population est composée en majorité de népalais. Ici aussi, le temps est couvert. Les treks vers les hautes montagnes nous tendent les bras, mais la météo, le manque de temps et le genou d'Alice nous font opter pour une option plus cool, avec visite des monastères bouddhiques des environs et randonnée d'une seule journée entre 2 villages.

il est 5h du matin et on les voit !

moulins a prière

lac sacré de Kelchopari


maison en bois traditionnelle


petit temple bouddhique


mardi 7 mai 2013

Quelques particularités de l'Inde

1,2 milliard d'habitants, une densité de 390 habitants/km², contre 120 en Chine, on se sent rarement seul en Inde. Agoraphobe s'abstenir !






Pas si simple de se faire comprendre, quand on sait qu'il y a 1600 langues différentes, dont 21 officielles. 55% de la population parle hindi, et seulement 10% parlent anglais. D'ailleurs, parler la langue de Beckham fait très classe, dans la haute, les indiens l'utilisent entre eux.


Certains hommes indiens ont énormément de poils d'oreille, c'est peut être un gène de la touffe du poil d'oreille. 



 La religion est omniprésente. Par exemple, lors d'un trajet en bus, il n'est pas rare qu'on s'arrête en chemin devant un temple et qu'un des auxiliaires du bus fasse une prière et une offrande. Dans le même temps, beaucoup des passagers se recueillent. Autre exemple : dans les magasins les employés ne s'occupent pas des clients avant d'avoir fini les offrandes/prières aux mini temples disséminés dans le magasin. Dans certains villages, chaque jour de la semaine ne peut commencer qu'après la prière et l'offrande a un certain dieu.

mini temple de taxi
le jeune auxiliaire de bus pose un encens sur l'autel

Des bébés sont maquillés quelquefois, du crayon noir sur les yeux et un point noir sur le front. C'est pour demander la protection du dieu Shiva.



C'est un peuple très masculin, très macho voir carrément misogyne, ce qui n'a pas toujours été facile à supporter pour Alice.
Plusieurs exemples :
- en tant que femme et occidentale, il est très fréquent de se faire dévisager (pas discrètement), et encore plus si on a l'idée de porter un vêtement ne couvrant pas les épaules, les jambes et le décolleté. Bref, par 40 degrés il est d'usage de ne pas porter de jupe, de short, ni de débardeur...
- ils ont une vision de la femme occidentale facile, d'ailleurs on a pu voir comment une blanche dans un film de Bollywood se retrouve sous les charmes d'1 homme en 30 secondes, après qu'il lui eu ouvert sa bouteille de coca. Mais bien sur...
- dans les grandes villes, on ne voit pratiquement que des hommes.
- au travail, ce sont les hommes qui cuisinent au resto (et les femmes a la maison), et pour tous les métiers de commerces et services, ce ne sont que des hommes. Bizarrement, on retrouve toujours des femmes pour les métiers pénibles, comme les travaux publics, les chantiers sur les routes ou les maisons.


- les hommes parlent aux hommes, et c'est donc à Henri qu'ils s'adressent tous. Les hommes ont parfois tout simplement ignoré la question d'Alice et tourné la tête.
- c'est un des seuls pays au monde ou le sex ratio est inversé. Il y a 94 femmes pour 100 hommes. A cela plusieurs explications : dans les familles pauvres, les filles sont souvent considérées comme un fardeau, en raison du coût de la dot (pourtant interdite) lors du mariage, sans compter qu'une fois mariée, elles se mettent au service de la belle famille. Dans les campagnes, celles qui déçoivent ou n'arrivent pas à donner naissance à un fils risquent gros : des saris (habit traditionnel) s'enflamment par mégarde, ou maladresse, et hop, fini l'épouse indigne. Il y a aussi la pratique ancestrale de brûler la veuve vivante avec son mari décédé, qui a été aboli par les anglais, et on l'espère est très rare de nos jours. Avec les avancées de la technologie, certaines familles ont recours aux échographies ante natale et aux IVG tardives si le sexe du futur bébé ne convient pas (interdit également).
- les mariages arrangés restent la règle, entre famille d'une même caste.

Haut les cœurs, tout cela est en train de changer depuis une décennie, et les mariages d'amour ainsi que la condition des femmes s'améliore petit à petit, surtout dans les grandes villes.


Comme dit précédemment, les indiens nous observent (matent) beaucoup, ils sont très curieux. Ils n'hésitent pas à nous poser plein de questions, des traditionnelles : d'où vient on, combien de jours en Inde, et des plus bizarres (voir personnelles) : est on marié, notre salaire... Cela a l'avantage de pouvoir facilement lier connaissance avec des indiens.
 Ils nous prennent également beaucoup en photos, à notre insu quelquefois mais ils préfèrent souvent être sur la photo avec nous. Dans ce cas, les hommes se mettent à côté d'Alice, et parfois n'hésite pas à lui passer le bras autour du cou... Ils sont aussi très curieux entre eux, comme nous l'a expliqué une dame dans un train, ils dévisagent et observent aussi les faits et gestes d'indiens venant de régions différentes de la leur.

remarquez le jeune homme en train de prendre discretement la photographe en photo avec son portable



Les couples mariés ou non sont très peu démonstratifs, c'est très mal vu de se tenir la main en public.
A l'inverse, 2 hommes amis vont se tenir par la main, ou par l'épaule, voir se faire des petits massages en public, dans la rue, et quelque soit leur âge ! On a ainsi vu 1 homme de 50 ans avec les 2 bras autour du cou de son copain, regardant tous 2 ce qui se passe dans la rue. C'est juste de l'amitié poussé à son extrême car l'homosexualité est très mal vu, et la loi la condamnant n'a été aboli qu'en 2008.










En hindi, les mots "pardon" et "merci" ne sont traditionnellement pas utilisés. Aujourd'hui, ils disent "sorry" ou "thank you", mais rarement et seulement en anglais (aussi dans les films). Ainsi, par exemple, on s'est retrouvé à aider un indien à pousser son vélo-remorque super chargé sur sa demande dans une côte, et au moment où on doit changer de chemin pour rejoindre notre hôtel, celui ci ne nous remercie pas et nous interpelle pour qu'on continue à pousser. Vous imaginez bien que ça peut nous paraître très malpoli.



En ce moment, c'est très à la mode d'avoir les cheveux roux. On pensait au début que ça avait une signification religieuse ou autre, mais non. Quelque soit l'âge, ils se teignent les cheveux et parfois même la barbe en roux, plus ou moins vif.









En Inde comme dans beaucoup de pays asiatiques, les bruits de bouche sont normaux. Ainsi, a table, c'est un concert de slurp, rots sonore et autres bruits, et leur habitude de se racler la gorge pour cracher à s'en faire vomir rappelle à Alice son stage en service de pneumologie, en pire.


En Inde, ce n'est pas du foot qui passe à longueur de journée à la TV mais du cricket. C'est le sport roi. Les enfants et adultes y jouent dans la rue, les journaux en font leur unes, les joueurs sont partout dans la pub. Un indien nous a même dit avoir appris l'anglais grâce au cricket car les commentaires se font exclusivement en anglais. Pour notre part, on trouve ça vraiment chiant comme sport, l'action n'est pas vraiment au rendez vous. Le pouvoir de ce sport pour faire la sieste du dimanche est équivalent à celui de la formule 1.


Bref, ce pays est très dépaysant par ces différences culturelles.

jeudi 2 mai 2013

C'est chaud à Khajuraho

Du parc national de Kanha, nous mettons 24h pour rejoindre khajuraho, soit 3 bus, une nuit étape, un train en classe générale, un nouveau bus et un tuktuk collectif. Pour faire 500km c'est pas une super moyenne, mais on est pas pressé. De toute façon, le climat ne se prête pas à l'agitation, il fait 40 degrés et le vent est brûlant.
A Khajuraho, nous sommes venus visiter le site archéologique célèbre pour ses sculptures érotiques. Et oui, c'est chaud à Khajuraho. "Un peu plus osées qu'il n'est absolument nécessaire". C'est par cet euphémisme que le capitaine anglais T.S Burt qualifia les sculptures qu'il venait de découvrir, en 1838, enfouies sous la végétation. Les temples furent construits entre le Xème et XIIIème siècle et plus que l'architecture globale, c'est le travail de sculpture qui est ici admirable. Beaucoup de sujets sont passés en revue : la guerre, la vie des dieux, les réceptions...


sanglier sacré




Ganesha, on kiffe toujours autant

non pitié, pas moi !



on en perd la tete


... et le tantrisme. Quezako le tantrisme Jamie ? Et bien mon petit Fred, c'est une conception philosophique qui, associée au sexe, est source d'extase spirituelle, d'épanouissement et de connaissance de soi. Tu veux des images pour développer le sujet, en voilà :

une premiere un peu soft
miss sari mouillé

et c'est parti ! Interdit aux moins de 16 ans...


1069, année érotique ?



tantrisme zoophilique ? remarquez que cela choque la jeune femme derriere...


un peu acrobatique

Le clou du spectacle !